Le design thinking est loin d’être un nouveau concept. En effet, il trouve son origine dans les premiers « brainstorming » apparus aux Etats-Unis dans les années 50. Il a longtemps évolué ; de sa première définition donnée par Rolf Faste (professeur de génie mécanique) lors de ses cours à l’Université de Stanford, à la popularisation du terme fin des années 90 par Tim Brown (CEO de IDEO, entreprise spécialisée dans la conception). En France, on aborde le design thinking dans un grand nombre d’écoles et il se retrouve même au coeur de plusieurs formations.

Qu’est ce que le design thinking ?

L’apparition du design thinking est corrélé à l’évolution du travail au sein des entreprises, elle-même due aux avancées technologiques. C’est une méthode de gestion de l’innovation centrée sur l’humain. Ce concept nous permet de concevoir des objets innovants, qui répondent à un besoin de l’utilisateur ou corrigent un problème. Mais plus qu’une méthode ou un concept, c’est avant tout une façon de pensée qui s’appuie sur le groupe ; loin de la gestion de projet linéaire, le design thinking réunit l’ensemble des compétences au sein de l’entreprise, utilisant ainsi pleinement le potentiel de ses ressources.

Exemples d’utilisation du design thinking

L’utilisation massive de la DATA est une opportunité. Toutes les informations dont nous bénéficions sont précieuses et peuvent nous permettre, par exemple, d’étudier le comportement d’un conducteur au sein de sa voiture pour adapter le design de celle-ci et ainsi améliorer l’expérience du conducteur. Autre bel exemple d’utilisation du design thinking : Apple. La marque, ou plutôt Steve Jobs, a compris très tôt que le fonctionnement en silos de ses équipes ne fonctionnait pas. La synergie n’était pas possible. C’est en lançant un projet où un design cohérent, basé sur le confort des utilisateurs, a été appliqué à l’ensemble de la gamme et non plus à un produit en particulier que la marque a réalisé l’importance d’orienter l’ensemble de ses équipes sur l’utilisateur.

Une utilisation variée

Le design thinking se concentre aujourd’hui sur d’autres enjeux que le développement de nouveaux produits :

  • L’industrie bancaire qui s’est engagée dans une phase de transformation
  • L’humanitaire : notamment dans la recherche de solutions pour les réfugiés
  • L’hôpital : pour répondre aux nombreux défis qui s’imposent aujourd’hui : sa réorganisation, son développement avec le numérique, la recherche d’efficience…

Les étapes du design thinking

Au sein des organisations, on observe aujourd’hui l’utilisation de 5 étapes basées sur l’apprentissage de cette méthode au sein de l’Université de Stanford :

  • L’immersion ou l’empathie : la clé ici réside dans la compréhension de son utilisateur. Encore une fois, cette façon de pensée repose sur l’humain avant tout.
  • La définition de la problématique : l’objectif est de résoudre un problème
  • L’idéation : c’est la partie créative du projet où nous utilisons notamment la technique de brainstorming
  • Le prototypage qui concrétise le projet
  • Le test ; à cette étape, il faut être ouvert à la critique dans le but d’améliorer la solution

Une approche de l’innovation en pleine croissance

L’intérêt pour le design thinking s’intensifie à mesure que les mutations économiques et les évolutions technologiques se déploient. Les entreprises se démarquent aujourd’hui par l’amélioration des services offerts à leurs clients. Les ressources qu’il offre pour faire émerger les problématiques rencontrées par les usagers font du design thinking un outil puissant, invitant à développer des solutions en équipe. Outre l’empathie envers les utilisateurs, cette approche révolutionne l’organisation de travail ; la collaboration, l’expérimentation et la créativité sont ses principes clés.